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老舍《她的失利》法语介绍

作者:法语阅览    文章来历:本站原创    更新时刻:2017-4-15

Lao She « L’échec d’une femme »

老舍《她的失利》

par Brigitte Duzan, 29 décembre 2016

 

Ce très court récit (de quelque 610 caractères) a été écrit par Lao She (老舍) à 22 ans et publié le 15 mai 1921. Il est donc antérieur à ce qui est généralement considéré comme sa première nouvelle, « La petite cloche » (《小铃儿》), écrite à l’automne 1922 alors qu’il avait été nommé professeur à Tianjin.

 

C’est en fait son premier récit en baihua (最早的一篇白话文短篇小说), dans un style encore hésitant, une sorte de mini-nouvelle expérimentale à valeur symbolique car constituant une transition vers les véritables nouvelles en baihua. Une mini-nouvelle « aussi précieuse qu’un Archaeopteryx » (’始祖鸟’那么宝贵) a dit Shu Yi (舒乙), fils de Lao She, qui est aussi spécialiste de son œuvre.

 

Le texte
    

Lao She dans les années 1920

(photo ifeng)

 Lao She老舍

     冬风吹着阵阵的寒云,把晴明的天日都遮住。这洁净的小屋中,才四点多钟,已觉得有些漆黑。

     她坐在椅子上,拿着解放杂志辗转反侧的看,可是一直没有看清那一段什么话。不时掩了书,对着镜子,呆呆的坐着。

     她的一举一动,都像受了“无聊”的分配,不时似乎听见皮鞋橐槖的声响,她却懒得向院中去看,认为这个声响,决不是假的,也决不是旁人。

 

Le vent du nord chassait devant lui des vagues de nuages qui obscurcissaient le ciel en ce jour ensoleillé. Il était à peine plus de quatre heures, mais il faisait déjà sombre dans la petite maison.

Assise sur une chaise, elle avait lu en entier la revue de la libération, mais, finalement, n’avait pas compris ce dont il était question. L’ouvrage refermé, elle restait assise là, face au miroir, le regard dans le vague.

Tout son être semblait mu par l’ennui ; à un moment, cependant, il lui sembla entendre des chaussures de cuir résonner dans la cour, mais c’est sans hâte qu’elle alla jeter un coup d’œil dans la cour, pensant que ce bruit était sans doute réel, mais que ce n’étaient pas les gens d’à côté.

 

     拍拍的拍门,小狗儿汪汪的乱叫,这冷淡的宅院,才略微有些活气。

     “兰香,看看谁拍门呢?”

     “或者是送信的吧!”兰香容许这句话很诚实。

     兰香进来,一边走,一边念:“普安寺十五号  秦心鸢女士秋缄。”

     她赶忙站起来,接过信,不知怎样就拆开了,这是兰香看惯的,可是极留意她脸上的色彩。

她脸上遽然红了,又逐渐的灰白,很不乐意拿自己的爱情,去激动他人,就面向着里说:“兰香你快泡茶去吧。”

 

Quelqu’un frappa à la porte, le petit chien se mit à aboyer frénétiquement, et la cour sortit enfin un peu de sa torpeur.

« Lanxiang, tu vas voir qui a frappé ?

« C’est peut-être le facteur qui apporte une lettre ! » répondit Lanxiang d’un ton très direct.

Ellerentra en lisant à haute voix : « Monastère de Pu’an numéro quinze, mademoiselle Qin Xinyuan, courrier d’automne. »

Elle se leva très vite pour prendre la lettre, sans trop savoir comment l’ouvrir ; Lanxiang était habituée à la voir ainsi, mais remarqua tout particulièrement l’expression de son visage.

Elle avait soudain rougi, puis peu à peu retrouvé son teint blême ; n’ayant aucun désir, en montrant ses sentiments, de semer le trouble autour d’elle, elle détourna la tête pour dire : « Lanxiang, va vite préparer du thé. »

    

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